mardi 14 août 2012

San Sho Do Ei

Les poèmes de Maître Dogen: "les chants du pin parasol" sont une oeuvre poétique écrite pour expliquer la dimension inexprimable de zazen à l'attention d'un disciple laïque. Tous les poèmes ont trait à la conscience. Quand Maître Dogen parle des paysages, des phénomènes de la nature, il s'agit toujours de la conscience pendant zazen:

Où qu'il aille, d'où qu'il vienne,

L'oiseau aquatique efface sa trace,

Mais ne perd jamais son chemin.




Maître Deshimaru commente: "Ce poème a un sens très profond. Durant zazen, nous ne devons pas laisser notre esprit stagner. Nous ne devons pas penser à autre chose et entretenir cette pensée. Il faut laisser passer, ne pas laisser de traces...Presque tout le monde s'accroche à une idée, stagne sur une pensée. L'esprit n'est jamais comme l'eau qui court. L'eau qui dort devient boueuse. Mais si elle coule, elle est pure et le poisson peut y nager librement. Il n'est pas asservi aux rails comme le chemin de fer, où à la route, comme la voiture. l'oiseau aquatique est tout à fait libre au-dessus de l'eau.

Le Zen est la voie de l'oiseau, la vraie liberté, sans limites, infinie, souple, flexible, qui s’accommode. Ces mots expriment la conscience pendant zazen. Si, par la pratique, vous ne restez pas sur votre mental, si votre conscience devient hishiryo, c'est-à-dire : libre, pure, fraîche, toute votre vie devient inconsciemment libre, pure, fraîche. Elle devient la voie de l'oiseau."

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