dimanche 15 mai 2011

Notre rapport au monde : source de sens.

Article par Jean-Pierre Taiun Faure.


Jean-Pierre Faure est moine de l'école zen Soto et a reçu la transmission de Donin Minamizawa Roshi. Il est l'abbé du monastère bouddhiste Kanshoji en dordogne. Ce texte est extrait de la conférence donnée lors d'un colloque à la Gendronnière.



Y a-t-il un sens à notre existence? Et si oui, quel est-il? Y a-t-il une raison à notre vie?

On entrevoit qu'il est difficile de donner des réponses claires à de telles questions.... Il n'empêche que la façon dont on mène sa vie dépend de la réponse intime que l'on donne à ces questions. Ces réponses ne se trouvent pas dans les livres, elles ne se cherchent pas chez les autres, ne proviennent pas plus de nos spéculations intellectuelles.

Peut-être qu'en fait il n'y a pas de réponses... mais que de mauvaises questions. Et si la réponse n'était pas dans les mots? Si elle était, comme dit la chanson, dans le vent, dans la vie... Insaisissable.


Les hommes sont tous d'accord sur les valeurs universelles, les non-croyants comme les croyants... tous sont d'accord pour dire que la paix c'est mieux que la guerre, que l'amour c'est mieux que la haine, que la générosité c'est mieux que l'avarice, etc. Là où ils différent, c'est sur l'importance qu'ils attachent à ces valeurs, sur l'ordre dans lequel ils les rangent, et surtout les moyens pour y accéder.


Lorsque l'homme dirige son regard vers ces valeurs universelles et qu'il les réalise dans sa vie, il devient un homme libre, sage, compatissant, sans tension : il est dans la condition normale.

La pratique juste de chaque instant n'est autre que la pratique de la condition normale. Il est vrai qu'il est difficile de s'y tenir dans ce monde agité, où l'on est submergé par un flot d'opinions, de théories, où l'on doit faire face à des situations sans cesse nouvelles que l'on ne sait pas trop gérer.


@ suivre.

4 commentaires:

  1. Enfant, je pensais que la vie serait comme une ligne d’horizon, inspirant le calme et la sérénité. Je pensais que chaque jour, s’ajoutant les uns aux autres formeraient un vaste champ de fleurs simples et sauvages. J’y ai cru un moment. Puis il m’a fallu rechercher ce rêve d’enfant au-delà du monde des hommes. Je le trouve parfois. Cela suffit à me réconforter.
    Faire zazen ici, et attendre…

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  2. Salut Shu Kai,

    Attendre quoi? et pourquoi attendre? Notre voie n'est elle pas d'être sans espoir ni crainte?

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  3. Bonsoir,

    Bien qu'à première vue la méditation n'apporte rien de singulier, elle mène pourtant au changement lorsqu'elle se pratique avec attention, assiduité et que l'on sait attendre...

    Plein de pensées amicales.
    Shu Kai.

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  4. Ne pas attendre le grand satori.

    Seulement pratiquer dokan,

    l'anneau de la voie.

    La continuation incessante est essentielle.

    Plénitude sans manque.

    Dogen.



    Amitiés.

    Laurent.

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