lundi 23 mai 2011

La maison vide.

"- A quoi les maîtres d'autrefois ont-ils accédé lorsqu'ils ont atteint le stade ultime? demanda un moine.

- Ils étaient comme des voleurs pénétrant dans une maison vide, répondit le maître."





Shu Kai.

3 commentaires:

  1. Celui qui recherche l'éveil croit qu'il pourra tirer bénéfice d'une façon ou d'une autre de l'éveil mais dans l'éveil le moi disparait et personne n'est plus là pour emporter quoi que ce soit. C'est comme un voleur entrant dans une maison pour y dérober des bijoux ; il s'aperçoit à sa grande surprise que la maison est vide et qu'il ne peut rien emporter.

    Et puis, le vide est vide; rien à voler, rien à perdre, rien à gagner. Celui qui se tient dans la vacuité a trouvé une paix que rien ne peut altérer vraiment.

    On ne peut voler le vide, on ne peut emporter l'espace.

    Plein de pensées amicales.

    RépondreSupprimer
  2. Bonsoir Shu Kai,

    Les paraboles sur le vide abondent dans le zen.

    Les Chinois ont l'habitude de dire: On ne peut pas construire sur un terrain qui n'est pas vide mais on ne peut pas construire si l'on a pas de terrain!

    La véritable compassion a besoin d'une personne, qui va se tourner vers les autres, pour pouvoir s'exprimer, mais en même temps sa réalisation est impossible si cette personne est encombrée par ses passions et ses désirs, par son "moi".

    Le Bodhisattva est d'une telle transparence à lui même, que le flux d'amour universel peut s'écouler librement à travers lui...

    Amitiés.

    RépondreSupprimer
  3. Bonjour,

    Oui la compassion.... Cela me rapelle une réponse quand j'ai demandé à un godo comment agir avec compassion? Doit-on tendre l'autre joue quand on nous donne une claque?

    Voici des éléments de réponse :

    Pas nécessairement. La compassion, ce n'est pas toujours la gentillesse, la douceur ou la tendresse. La compassion c'est agir vis-à-vis des autres pas par égoïsme mais en faisant ce qui est juste à ce moment-là pour permettre à l'autre de résoudre sa propre souffrance.

    Parfois les gens ont besoin de douceur, d'aide, mais parfois c'est au contraire le kyosaku, se faire engueuler, qui apporte une aide réelle. Mais avec toujours l'amour au fond du coeur. Ce n'est pas de l'égoïsme, pas de la haine, ce n'est pas une réaction de l'ego. C'est profondément penser au bien de l'autre, ce qui est bien pour lui à ce moment là. Le propre du bodhisattva c'est d'utiliser toute sorte de moyens, librement. Donc, il n'y a pas une recette. C'est une chose à créer avec sagesse.

    Sensei Deshimaru disait "Il ne peut pas y avoir de compassion sans sagesse", parce que la vraie compassion c'est aider.

    Plein de pensées amicales et de bons voeux.

    RépondreSupprimer

Les commentaires sont un espace de discussion et d’échanges. Il est demandé de respecter certaines règles de base comme la politesse et la courtoisie dans ces échanges. Les commentaires sont laissés libres et n’engagent que ceux qui les formulent. Toutefois, l’association Zen de Brive se réserve le droit de supprimer des messages dont la gravité des propos ou la fréquence de perturbation nuirait de façon systématique